La principale menace qui pèse sur les forêts malgaches est la pratique du « tavy ». «La culture itinérante sur brûlis» ou tavy est la forme de gestion de terre la plus utilisée dans les zones forestières intertropicales. C'est un système plus adapté dans ces régions à cause de la faible pression démographique et du libre accès aux terres. Cette pratique nourrit entre 250 et 500 millions de personnes dans le monde. Pour les zones forestières intertropicales, elle concerne environ 30% des terres exploitables.
Le tavy consiste à convertir des espaces forestiers primaires ou secondaires en terres ou parcelles de cultures de subsistance comme le riz pluvial, le maïs, le manioc, la banane.
Cette conversion passe par 3 principales phases avant la mise en culture des terres : l'abattage, le séchage et le brûlage.
L'agriculture sur brûlis est souvent associée à l'abattage et aux incendies, conduisant à la destruction des forêts primaires, mais la plupart des cultures sur brûlis se font aujourd'hui dans les forêts secondaires. Il peut être «pionnier» lorsque l'abattage concerne les forêts primaires, avec retour à la friche après épuisement des sols ou «cyclique» lorsque ce sont les forêts secondaires qui sont abattues et remaniées, avec jachère en rotation. Un tavy s'étend généralement sur une étendue de 0.5 à 4 ha (avec une moyenne de 1 ha). L'abattage commence au mois de Juillet et la mise à feu en Septembre.
Cette coutume ancestrale est encore très répandue à Madagascar parmi les paysans. Le faible coût de main-d'œuvre, la faible fertilité du sol des rizicultures, et la réduction de la taille des parcelles transmises (à cause de l'accroissement de la population) entraîne les paysans à chercher de nouvelles terres cultivables dans les forêts. Le tavy est un moyen ambivalent d'appropriation et de sécurisation de nouvelles terres.
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lundi 23 décembre 2013
jeudi 16 septembre 2010
Nouvel An malgache (Alahamady-be) à Tananarive
Le nouvel An malgache (Alahamady-be) à Tananarive se déroule les 3 premiers jours du 1er mois lunaire. Le nouvel an malgache est tout particulièrement fêté sur les collines des hauts plateaux et notamment à Ambohimanga, la « colline bleue », où se trouve le palais du Roi.
L'alahamady-be a ses rites basés sur les 3 règles du pardon, de la purification du corps et celle de l’esprit. Il était autrefois couplé au « Fandroana » ou rite du Bain, symbolisant cette purification.
La vie traditionnelle malgache se base sur les astres et leurs rapports à la lune. Caractérisé par le Bain Royal et le culte des Ancêtres, depuis le règne de Ralambo (1575-1610), à travers tous les lieux sacrés du centre du pays, l'Alahamady-be est synonyme d'ablution et de purification. En cette période, amis et ennemis se serrent la main, fraternité et convivialité sont les maîtres mots, différends et autres rancunes sont jetés aux oubliettes…
Colline royale d'Ambohimanga : Entrée du palais des reines
L'alahamady-be a ses rites basés sur les 3 règles du pardon, de la purification du corps et celle de l’esprit. Il était autrefois couplé au « Fandroana » ou rite du Bain, symbolisant cette purification.
La vie traditionnelle malgache se base sur les astres et leurs rapports à la lune. Caractérisé par le Bain Royal et le culte des Ancêtres, depuis le règne de Ralambo (1575-1610), à travers tous les lieux sacrés du centre du pays, l'Alahamady-be est synonyme d'ablution et de purification. En cette période, amis et ennemis se serrent la main, fraternité et convivialité sont les maîtres mots, différends et autres rancunes sont jetés aux oubliettes…
Colline royale d'Ambohimanga : Entrée du palais des reines
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Pays/territoire :
Antananarivo Avaradrano, Madagascar
Le zébu
Le bœuf à bosse, ou zébu (omby), animal importé d’Afrique au cours du 1er millénaire de notre ère, occupe une place essentielle dans la culture malgache. Sa domestication en fait, des siècles durant, un des piliers de l’économie insulaire et de l’ordre social. Au temps des royautés, l’élevage des zébus assurait la survie du lignage (groupe se réclamant d’un grand ancêtre commun), la taille du troupeau faisait la richesse et la puissance du groupe familial et des marques d’oreilles étaient un signe de reconnaissance pour les membres de ce firazanana. Symbole de prestige, le bœuf est aussi un animal sacré, qui joue un grand rôle dans toutes les cérémonies.
Ifasina, pays Zafimaniry
Traverser la variété des paysages du Pays zafimaniry, puis du Pays tanala et découvrir les Besiléos est un vrai choc. Les régions se complètent, que ce soit les vallées cultivés, les hauts plateaux où règne une végétation extravagante, la traversée du corridor forestier, les cascades et les falaises vertigineuses, tout est au rendez-vous pour une exploration complète.
Les sentiers se font rares et complexes à trouver, permettant ainsi d'avoir le rare privilège de s'imprégner de cultures que peu de personnes, au regard du chemin à parcourir, ont eu la chance de côtoyer. Terre de contrastes, terre de rencontre.
Les sentiers se font rares et complexes à trouver, permettant ainsi d'avoir le rare privilège de s'imprégner de cultures que peu de personnes, au regard du chemin à parcourir, ont eu la chance de côtoyer. Terre de contrastes, terre de rencontre.
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Pays/territoire :
Ifasina, Madagascar
La pirogue et les Vezos
Un proverbe Vezo dit "Vezo nenga-daka, tsy misy raha vitany" qui veut dire un Vezo sans pirogue ne peut rien faire. Pour le Vezo, un laka est à la fois un équipement de travail, un moyen de transport et, durant leur migration, une demeure également. Les enfants se fabriquent comme jouets des pirogues en miniature.
Les Vezo utilisent une pirogue traditionnelle d'origine indonésienne témoignant des racines lointaines de l'éthnie. Taillée dans un tronc d'arbre, elle est dotée d'une voile carrée et d'un seul balancier. Ils utilisent également la goélette, voilier à gréement aurique d'origine européenne. Ils les fabriquent eux-mêmes, utilisant des techniques d'une autre siècle ou millénaire transmises par leurs ancêtres et qui ont peu évolué depuis.
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Pays/territoire :
Toliara II, Madagascar
La sculpture Mahafaly
Encore aujourd'hui, Madacascar se singularise avec talent dans l'art du bois, qui s'enracine dans les traditions des peuples de la forêt. Ébène, bois de rose, palissandre, espèces connues et inconnues ont fourni le matériau principal à l'architecture jusqu'au XIXe siècle, aux sculptures ornant les tombeaux, dans le sud, au pays mahafaly, au bois de lit taillé aux ciseaux dans la région d'Antananarivo ou à la marqueterie d'Ambositra. Les masques sculptés dans le palissandre massif ou le bois de rose sont introuvables maintenant. Ils représentaient les différents types morphologiques des clans et des tribus. Cet art a disparu. On trouve encore des masques mahafalys dans le sud qui se rapprochent de l'art africain (ils sont creux et peints). Les boîtes à miel en forme de zébu ou les boîtes en bois vieilli aux dessins géométriques ont également presque disparu. Les motifs géométriques employés dans tout l'artisanat malgache (bois ou orfèvrerie) se réfèrent à un langage de signes dont la signification est malheureusement perdue. Si on ne compte plus de sculptures de masques, des artisans exposent encore des personnages en bois peint, habillés de tissus colorés et qui représentent différentes activités de la vie quotidienne.
Le Famadihana
La vie des vivants est régie par les "fady" (interdits instaurés par les ancêtres).
Quand le devin donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du Famadihana ("retournement des morts"). Exhumé quelques années après son décès, le défunt momifié est d’abord porté en procession avec un cortège de musiciens. Puis, les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas traditionnellement en soie naturelle. La fête marque le retour définitif des ancêtres (les "razana") parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs.
Il s’agit bien d’une fête. La liesse est de règle. Les pleurs et les lamentations proscrites, on mange, on boit du rhum, on danse. Le repas traditionnel est le "vary be menaka", du riz avec de la viande grasse (avec beaucoup de graisse, parfois on ajoute de la viande de porc à la viande de zébu). La famille organisatrice peut même préparer des tenues spéciales pour bien marquer la fête. Cette coutume propre à certaines tribus de Madagascar est aussi une occasion de rassembler la famille élargie et l’occasion de rencontrer les personnes qui préservent les relations en répondant à l’invitation et apportant une contribution, habituellement financière.
Quand le devin donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du Famadihana ("retournement des morts"). Exhumé quelques années après son décès, le défunt momifié est d’abord porté en procession avec un cortège de musiciens. Puis, les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas traditionnellement en soie naturelle. La fête marque le retour définitif des ancêtres (les "razana") parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs.
Il s’agit bien d’une fête. La liesse est de règle. Les pleurs et les lamentations proscrites, on mange, on boit du rhum, on danse. Le repas traditionnel est le "vary be menaka", du riz avec de la viande grasse (avec beaucoup de graisse, parfois on ajoute de la viande de porc à la viande de zébu). La famille organisatrice peut même préparer des tenues spéciales pour bien marquer la fête. Cette coutume propre à certaines tribus de Madagascar est aussi une occasion de rassembler la famille élargie et l’occasion de rencontrer les personnes qui préservent les relations en répondant à l’invitation et apportant une contribution, habituellement financière.
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